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Live Report

Vous trouverez dans cette rubrique des compte-rendus de concerts de la part de spectateurs de chroniqueurs ou de journalistes...
Si vous aussi vous souhaitez publier des chroniques de concert ayant eu lieu au Cabaret Electric, envoyé-les à Sylvain :  communication@cabaretelectric.fr
Les meilleures chroniques seront publiés et donneront lieu à des cadeaux ( places offertes)!
Alors à vos plumes !!!

Gouter-Concert The Pascals - Dimanche 18 mai 2008

Article paru dans la presse Havraise le 20 mai 2008
écrit par : Doris Le Mat-Thieulen
photo : Wilfried Lamotte

Dimanche avait lieu au Cabaret Electric un très joli moment de musicalité en compagnie de The Pascals, sorte de big band japonais au répertoire plein de poésie et d'anachronisme charmant. L'après-midi, les responsables du Cabaret avaient eu la bonne idée d'ouvrir ce concert aux enfants accompagnés de leurs parents, lors d'un set d'une trentaine de minutes suivi d'un goûter. Opération 100% réussie si l'on en juge par les mines réjouies des bambins et des plus grands qui ont apprécié l'originalité et la très haute qualité d'un spectacle pour le moins étonnant.
Poésie et candeur
Sur scène une petite quinzaine de musiciens, hommes et femmes, japonais, fagotés selon des tendances ubuesques, se laissait aller à un récital « multi instrumentalisé » : scie musicale, grelots colorés, banjo, mandoline, accessoires multiples, piano mécanique, jouets musicaux, violon magnifique, trompette, guitare, guimbarde, ocarina... Les couleurs acoustiques de cette sauce asiatique sucrée-salée rare ont enchanté l'assemblée.
A partir de 18 h 30, les Pascals ont remis le couvert pour un public plus âgé lors d'un concert d'une heure trente qui a laissé baba une audience ravie par tant de poésie et de candeur.
Le Cabaret Electric avait invité pour l'occasion l'association franco-japonaise Minato qui a réalisé la décoration de cette journée lumineuse.

Queen Adreena et Dalek

Article paru dans la presse Havraise le 06 mai 2008
écrit par : Doris Le Mat-Thieulen
photo : Wilfried Lamotte

Wilfried Lamotte
Une pêche miraculeuse au Cabaret !

Parce que le Cabaret Electric a compris que la qualité n'est pas une histoire de quantité ; et parce que la vocation d'un lieu comme celui-ci est de promouvoir l'exception culturelle, la salle a eu la bonne idée de programmer le week-end dernier deux concerts d'une intensité phénoménale qui, certes, n'ont pas réuni le plus grand nombre, mais ont fait exploser tous les critères de jugement.
Dub Trio, Sibot & Spoek et Dälek, ont, samedi, damné le « pot à yaourt » avec une mention particulière à ces derniers qui ont enrobé le public de leur musique placée sous le signe de la très haute tension.
Dimanche, l'intensité n'est toujours pas retombée avec Queen Adreena, plus sexy, féroce et dangereux que jamais ; résolument sublime, Katie Jane Garside, chanteuse- performeuse du groupe, a laissé le public havrais pantois. Il faut dire que la jeune femme a tous les atouts pour convaincre et ce serait lui faire offense que de ne pas citer en premier une voix et un charisme exceptionnels. Deux concerts tout simplement magiques !

Alela Diane + Maarten - Mardi 16 avril 2008

Article paru sur Benzinemag.net
écrit par :  Sebastien Radiguet

Après l'overdose de sucre et de tocs 80's consécutive au concert de Sébastien Tellier, la venue d'Alela Diane au Cabaret Electric avant son passage au Printemps de Bourges constituait une belle occasion de goûter à davantage d'authenticité et de rusticité.

En guise de préambule, les rouennais de Maarten étaient conviés à venir présenter leur récent “My Favourite Sheriff”. Même si de prime abord, les ponts reliant leur musique à celle de la jeune Alela ne sautent ni aux yeux ni aux oreilles, l'Amérique constitue indubitablement un dénominateur commun à leurs univers respectifs. Celle où Maarten s'en est allé puiser son inspiration, c'est la Californie des skaters à chemise quadrillées de Grandaddy, combo défunt avec lequel les français présentent quelques atomes crochus facilement palpables dans leur set. Et même au-delà serait-on tenté de dire, puisque c'est le barbu Jason Lytle himself qui s'est chargé de produire leur dernier album. Si dans ses moments d'apaisement acoustique, Maarten développe une personnalité un peu plus marquée, leurs titres les plus électriques et les plus enlevés renvoient inévitablement aux morceaux grandaddyesques les plus efficaces (à ceci près qu'ici, les claviers bricolo et bousillés font profil bas, et que la lo-fi ingénieuse et foldingue des débuts a été laissée sur le bas-côté). Ce petit bémol mis à part, Maarten peut se prévaloir d'une belle qualité d'écriture et n'a pas à rougir face à cette noble référence pleinement assumée. Tellement assumée (et respectée de surcroît) que le groupe reprend en fin de set le tubesque et enflammé “Summer Here Kids”, titre qui a su réjouir tout une kyrielle d'indie-kids au crépuscule du dernier millénaire.

Réédité deux ans après une parution discrète et auto-produite, “The pirate's gospel” a bénéficié d'une aura médiatique propice à rameuter les troupes havraises. Si le lien de cause à effets entre échos dithyrambiques et motivation des troupes reste à démontrer, quelques 300 personnes auront fait le déplacement pour assister à la prestation paisible et intimiste d'Alela Diane et sa petite famille (son papa à la guitare et aux percus, un imposant barbu au profil de camionneur, stoïque derrière son banjo, et l'angélique Mariee Sioux, tout droit sortie d'un campement d'apaches). Sans remouds, avec une douceur exemplaire, tous les quatre s'attachent à distiller une folk music où le fingerpicking est roi et le chant d'une pureté virginale, puisant jusqu'aux racines dans les fondements de la musique américaine ; celle que l'on joue au coin du feu dans les plaines arides. A en juger par le silence respectueux et monacal du public manifesté à son égard, cette Alela-là aura vraisemblablement réussi à stopper les horloges internes de certains. Comme quoi, pour peu que les ingrédients soient utilisés à bon escient et avec humilité, un brin de classicisme et de simplicité rehaussé d'une pareille voix, il n'y a rien de tel pour momentanément suspendre la course effrénée du temps.

Sébastien Tellier + Cotton Clouds - 22 mars 2008

Article paru sur Benzinemag.net
écrit par :  Sebastien Radiguet

Davantage par curiosité que par conviction, je décide de ne pas faire l'impasse sur la date havraise du très médiatique et chabalesque Sébastien Tellier. Etant peu familier de la discographie du personnage, le pari relève de l'audace, voire de la témérité ; d'autant que les bribes du dernier album qui avaient sporadiquement traversé mes conduits auditifs avaient au mieux généré une moue dubitative, au pire de l'indifférence. Mais qui ne risque rien croupit dans l'ignorance, donc : acte !

Les préliminaires sont assurés par Cotton Clouds, un groupe dont le nom à lui seul en dit long sur leur langage musical ; lequel porte à merveille les qualificatifs de cotonneux, éthéré et nébuleux. Un batteur, un bassiste, deux guitaristes, un tritureur de sons au service d'une électro-pop qui fonctionne au ralenti, engourdit l'esprit, et sur laquelle vient se poser la voix suave d'une poupée de porcelaine sereine et souriante. Comme trop souvent chez les groupes francophones, le parti pris de s'exprimer dans une langue non héritée de leur mère s'accompagne de textes plutôt simples et gentillets. Un peu à l'image de leur musique qui peine à pleinement convaincre et surprendre, excepté lorsqu'elle se fait botter le cul à coup de décharges électr(on)iques et se fait remuer par quelques martèlements de fûts bienvenus.

L'allure décontractée, la mine sympathique et l'oeil pétillant, Sébastien Tellier a vite fait de mettre le public dans sa poche, à grand renfort de pics humoristiques décalés qui font office d'interludes (parfois l'humour est suspicieux et vicieux, et c'est très bien comme ça ; même si parfois ça fait flop). Petite parenthèse avant de rentrer dans le vif du sujet : “Sébastien, j'adore tes pompes, que jamais je n'aurais imaginées dissimuler un kyste purulent, celui-là même qui a pourri l'existence de ta mère par le passé. Comme quoi, même en matière d'orthopédie, les progrès sont fulgurants”
Entouré de deux compères bien sapés maniant les synthés, le musicien christique est surtout venu à titre promotionnel défendre son “Sexuality”, moite à souhait, trempant allègrement dans les 80's synthétiques et superficielles. Qu'il s'agisse de titres gonflés à coups de boîtes à rythmes et de synthés dégoulinants, ou de guimauves pianistiques au romantisme si surfait qu'il en perd toute crédibilité, pas grand chose ne m'interpelle. Au mieux, j'esquisse un sourire (parce qu'on peut voir dans sa musique comme dans sa personnalité, du décalé à gogo) ou un léger déhanché (merci à la demoiselle ayant réclamé “Sexual”, titre daft-punkien ascensionnel, véritable rouleau-compresseur d'une efficacité sans faille ; mais constituant une trop maigre consolation au milieu d'un excédent de sucreries parfois indigestes). A l'évidence, le public aura été plus réceptif et remuant que moi, qui aurait volontiers troqué 90% des titres contre une bavette à l'échalote au Buffalo Grill du coin (tu aurais du tenir ta parole Sébastien), mon palais étant plus enclin à encaisser le salé, que mes oreilles le sucré.

Your Happy End + Seabear + Múm - 8 décembre 2007

Article paru sur Benzinemag.net
écrit par :  Sebastien Radiguet

En guise de dernière escapade annuelle dans la cité portuaire, nous avions rendez-vous avec toute une délégation islandaise. Avec seulement 3 dates françaises, le détour des simili-stars de Múm par la case Cabaret Electric s'assimile à une aubaine. Est-ce la notoriété non usurpée dudit groupe ou le côté pratique du calendrier (le samedi, c'est sortie !), ou le cumul des deux faits ?…Allez savoir. Toujours est-il que ce soir, la justice est faite, le public n'a pas rechigné à s'extraire de ses pantoufles.

En guise d'amuse-bouche, le Cabaret Electric s'en est allé pêcher dans son vivier local pour nous en extirper Your Happy End. Visiblement connus de quelques éléments constitutifs du public, Aurélien Bortoluzzi (voix, piano, guitare) et Guillaume Zolnierowski (synthés, machines, scratches, guitare, boîte à rythme) proposent une musique qui navigue dans plusieurs eaux et propose de jolis contre-pieds. Cela va de la chanson piano-voix minimaliste et intimiste à des orientations ouvertement pop qui ne boudent ni les scratches, les samples et les rythmiques hip-hop à la sauce Anticon, ni les déchirures noisy ou les tensions rock plus incisives. Un set à l'éclectisme éclairé pour une musique à tiroirs que tout un chacun aura le loisir de découvrir sur disque, puisque la paire a annoncé être actuellement en session d'enregistrement.

Partis sur les routes d'Europe avec leurs compatriotes et amis de Múm, les joyeux drilles de Seabear emplissent l'espace scénique affublés de tenues très indie dans l'âme, c'est-à-dire négligemment étudiées. Les traits tirés et l'humour pince-sans-rire du leader-guitariste-chanteur Sindri Már Sigfússon offrent un joli contraste avec les frimousses souriantes et l'attitude ingénue des demoiselles flanquées de leur fatras de claviers bon marché, toy piano, glockenspiel et mini-casserole. La situation prête à sourire, au même titre que leur musique. Fidèle à ce qu'elle peut être sur disque (The ghost that carried us away, sorti chez Morr), et bien que véhiculant des textes traitant de relations difficiles, d'espoirs (et autres sujets universels très prisés de la sphère pop), leur musique est dotée d'un charme évident et contagieux. Il s'agit d'une pop joviale (très proche de celle de Benni Hemm Hemm, avec qui ils partagent quelques membres), bien troussée, dont les origines scandinaves se trouvent quelque peu estompées, partiellement remplacées par des accents US, ne serait-ce que de part le recours au duo banjo-violon qui tend à pigmenter l'ensemble de couleurs countrysantes. Une transition plaisante qui aura eu le don de répandre une dose non négligeable de bonne humeur dans son entourage direct.

Pour l'arrivée de Múm, l'élan de solidarité s'exprime : tout le bus islandais (tout juste 15 musiciens) est au rendez-vous pour entonner en chœur solennel Winter, morceau caudal du récent Go go smear the poison ivy. Belle entrée en matière pour un set qui piochera allègrement dans leurs dernières compositions en date, et plus sporadiquement dans le reste de leur impeccable discographie (à l'exception du très onirique Finally we are no one, complètement zappé ce soir).

Comparativement à ce que nous avions pu voir il y a 3 ans au Café de la Danse, Múm a su à l'instar de ses albums, se renouveler sans pour autant remiser au placard ce qui constitue sa substantifique moelle ; à savoir ce savoureux mélange d'électronique rêveuse, de chants balnéaires, et de mélodies ayant su préserver leur caractère enfantin, sans jamais sombrer dans la niaiserie. Gunnar et Örvar se détachent de leurs machines pour davantage se focaliser sur la basse pour l'un (le câble sert autant que les cordes pour les émissions sonores), le chant, le mélodica et divers IDI (Instruments Difficilement Identifiables) pour l'autre. Les soeurs jumelles ayant quitté le navire depuis des lustres, l'indéfectible paire s'est entourée d'une belle brochette de compatriotes pour tenir les pupitres de piano, trombone, violoncelle, etc…et du finlandais Samuli Kosminen, absolument remarquable derrière les fûts !

Avec ses allures de jardin d'enfants expérimentateurs un tantinet agités du bocal (l'armada d'harmonica et les la-la de guingois de They made frogs smoke ‘til they exploded), Múm aura une fois encore distillé un bien joli bouquet de saveurs, et par-là même admirablement défendu un quatrième album lumineux et haut en couleurs.

 

A défaut d'assister à la messe de minuit qui pointe le bout de son nez, prions pour que le Cabaret Electric et la saison prochaine nous réservent d'autres soirées de cet acabit.


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